Les risques liés à l’amiante sont bien connus, mais la poussière de bois, dont on se méfie moins, est, elle aussi, à l’origine de maladies graves. D’où l’importance que les entreprises comprennent ces risques et sensibilisent leurs employés pour mieux les protéger. Améliorer les systèmes d’aspiration et les machines, porter des masques… des solutions existent. Une réorganisation du travail est parfois nécessaire.

Bien connaître les risques

Dans les menuiseries, le sciage du bois, le fraisage ou encore le ponçage émettent des poussières fines.
La poussière de bois sur le lieu de travail comporte plusieurs risques. L’exposition à des quantités excessives est considérée comme ayant un effet irritant sur les yeux, le nez et la gorge en plus d’une altération de la fonction pulmonaire (cancérigène). Les charpentiers et les menuisiers sont 4 fois plus susceptibles de souffrir d’asthme que la population active française. De plus, lorsqu’un travailleur est soumis à la présence de poussière de bois, il peut subir une réaction allergique après des expositions répétées. La poussière de bois sur le sol peut causer des glissades. La vision peut être altérée par les copeaux en suspension dans l’air et la poussière générée pendant le traitement du bois.
Aujourd’hui les machines sont de plus en plus rapides et les poussières de plus en plus fines. Elles pénètrent dans les sinus et les poumons. Ce dommage réduit la capacité des poumons à absorber l’oxygène et au fil du temps rend de plus en plus difficile la respiration. Ces poussières peuvent provoquer des conjonctivites, de l’eczéma et des cancers de l’ethmoïde et des sinus. Ce cancer grave apparaît entre 40 et 70 ans. Le risque existe dès 5 ans d’exposition sans protection. Typique chez les salariés de la filière « bois », le cancer de l’ethmoïde est aujourd’hui reconnu maladie professionnelle.
Les rejets en poussières des entreprises de menuiserie sont plus durement réglementés. Depuis juillet 2005, la norme est même passée de 5 mg à 1 mg par mètre cube d’air sur une durée de 8 heures en atmosphère de travail.
Longtemps l’Inspection du travail s’est concentrée sur les risques immédiats liés aux machines, mais des risques existent et peuvent se manifester dans vingt ou trente ans. Conscients que les poussières de bois traité peuvent être la cause de certains cancers et allergies, les entreprises s’engagent à les réduire progressivement.

Les solutions existantes

Afin d’éviter le pire, il faut adopter des mesures : port d’un masque et absorption des poussières grâce à un aspirateur, coûteux mais efficace. L’investissement est certes important mais les Caisses régionales d’assurance maladie peuvent soutenir la mise en oeuvre des outils de prévention les mieux adaptés.
Différents accessoires de prévention peuvent être employés en fonction de l’outil que vous utilisez et de la procédure à suivre pour le bois. (Certaines tâches entraînant beaucoup plus de poussière que d’autres). Commençons par les plus accessibles, qui peuvent être utilisés dans n’importe quelle situation.
Masque à poussière : disponible en quincaillerie, ces masques se composent d’un tissu jetable avec une bande élastique. Certains ont une valve d’expiration sur le devant.
Respirateur : Ils filtrent les particules en suspension dans l’air avec une efficacité assez bonne, et ont un ou plusieurs tampons remplaçables qui peuvent être changés lorsqu’ils sont bouchés, ce qui économise de l’argent à long terme. Un des avantages sur leurs homologues jetables est qu’ils sont fait de caoutchouc souple, qui forme un bien meilleur joint que les masques en tissu/papier. Il existe également des modèles plus grands et/ou des filtres optionnels. Ces respirateurs à cartouche constituent un excellent choix pour l’application de finis de bois dans les endroits fermés, surtout pendant les mois d’hiver où la ventilation peut être difficile.
Aspiration directe : cette dernière option consiste à raccorder un aspirateur à un outil spécifique. Certains aspirateurs ont une fonction de mise en marche automatique pour travailler avec une ponceuse ou un autre petit outil pour démarrer lorsque l’outil est allumé. Les aspirateurs sont généralement utilisés avec des scies à onglets, des ponceuses et d’autres petits outils portatifs dotés d’une sortie d’évacuation de la poussière.

Souvenez-vous

– Reportez-vous au fonctionnement du fabricant pour l’utilisation de l’équipement et son entretien. Par exemple, utilisez la bonne lame de scie pour la bonne tâche.
– N’utilisez pas de ventilateurs, ou de compresseurs air pour déplacer la poussière de bois.
– Fournir un aspirateur industriel approprié pour enlever la poussière des zones de travail.
– Minimiser l’exposition des travailleurs dans un environnement poussiéreux.
– Veiller à ce que les travailleurs portent des équipements de protection individuelle (EPI).
– Les équipements de protection individuelle tels que les lunettes de protection, les combinaisons et les gants doivent être nettoyés régulièrement.
– Conseiller de se laver le visage et mains après avoir terminé leurs tâches, et avant de manger ou boire.

Notre gamme de masques et aspirateurs

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